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Dans un contexte de crise et de mutation économiques associées aux nouvelles règles de la concurrence mondiale, les métiers du conseil représentent une opportunité pour les salariés en reconversion professionnelle et une ressource d’expertises multiples pour les entreprises contraintes de s’adapter.
Comment le conseil se transforme-t-il, en conséquence? Quelles sont les perspectives qui s’offrent aux consultants, en ce début du XXIème siècle ?
Si, à l’origine, le conseil était essentiellement lié à la gestion des « Ressources Humaines » à l’époque où l’on parlait encore de « Personnel », les transformations technologiques rapides au sein des entreprises ont peu à peu favorisé des conseils techniques spécialisés, permettant aux organisations de s’adapter plus facilement. Puis, à l’heure des grandes mutations mondiales de l’économie, c’est de conseil stratégique que les entreprises ont eu le plus besoin ; dans le même temps, les systèmes d’information, interne et externe, sont devenus essentiels. Aujourd’hui, les problèmes sociaux engendrés par ces restructurations remettent l’humain au premier plan : nouveaux modèles de management, recrutement et outplacement, augmentation de la performance individuelle et collective. C’est dans ce domaine aussi que le conseil se déploie.
Il convient de tout d’abord de bien distinguer le consultant indépendant du « consultant salarié en intérim » dont les modes de fonctionnement sont très différents. Le consultant indépendant, ou travaillant en équipe dans un cabinet de conseil, joue un rôle de révélation et de communication dans l’entreprise où il intervient. Il agit au moyen d’un travail collaboratif avec les équipes en place, en impliquant les responsables auxquels il ne doit pas se substituer. C’est en cela qu’il exerce son métier de conseil : il identifie et analyse une problématique puis fait émerger des solutions ; ce n’est pas à lui de les mettre en œuvre personnellement mais il peut accompagner leur déploiement.
On peut remarquer que dans son fonctionnement personnel, le consultant indépendant, responsable en totalité de ses interventions et capable d’un travail d’équipe collégial et pluridisciplinaire, au sein des entreprises comme avec ses partenaires, incarne un modèle de management innovant, sans stress et fondé sur la co-traitance, sans relation de subordination. Il semble d’ailleurs que la capacité des consultants à s’organiser en réseau, à collaborer pour s’enrichir dans une approche transversale des dossiers, garantisse l’avenir de leur métier : cette convergence de compétences clairement définies dans une relation de parité constitue leur plus grande valeur ajoutée.
En effet, chargé d’accompagner le changement, le consultant doit concevoir des solutions originales et applicables, dans le respect de la culture de l’entreprise où il intervient, et sur la base de valeurs communes qui président le plus souvent au choix qu’on a fait de lui. Cela suppose qu’il utilise sa créativité, son inventivité pour imaginer des propositions innovantes : c’est le côté novateur de sa démarche qui justifie son intervention et le coût de sa prestation de conseil.
Désormais, c’est bien la capacité du consultant à changer d’angle de vue et à apporter une nouvelle vision des choses qui pérennise le recours d’une entreprise au conseil. Bénéficiant d’une grande liberté de parole, le consultant a pour mission de conduire ses interlocuteurs à se poser les bonnes questions pour les aider à concevoir les chemins nouveaux.

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